jeudi 18 janvier 2018

Roquefort (Archibombotar)


Hier en fin d'après-midi, Fast et moi sommes allés chercher ce petit gars à la SPA de Marennes. Lundi matin, je l'emmène à Lyon passer sa visite d'entrée chez un vétérinaire spécialiste NAC, et le soir, sa famille d'accueil, Cécile, qui vit pas très loin d'ici, vient le chercher !



Je lui cherchais un nom simple et passe-partout, alors je l'ai appelé Archibombotar. 

Heureusement pour lui, Cécile et ses enfants ont proposé Roquefort, et ça tombe très bien, ça rend hommage à deux de mes oeuvres préférées : le film "Les Aristochats" et la comédie musicale "Starmania".

Au fait, Roquefort-Archibombotar est un monsieur souris. Ou plutôt, vu sa taille, un enfant-souris. Un vrai petit diable monté sur ressort, une bouille à croquer mais impossible à manipuler tant il ne tient pas en place !

Tout cela me rappelle de bien bons souvenirs de mes deux pucinettes souris, Sienne et Ardoise. D'autant plus que, lorsque Sienne et Ardoise sont arrivées de la fourrière, elles étaient accompagnées de la grande et belle lapine Aria, qui s'est ensuite installée en famille d'accueil chez Cécile.

Je suis certaine que Roquefort-Archibombotar sera aussi heureux là-bas qu'Aria l'a été jusqu'à son adoption !

Si ça vous intrigue, si vous voulez en savoir plus sur les NAC, donner un coup de main, devenir famille d'accueil, ou adopter une minibouille : http://www.aubazardesnac.com/




Journal des Réussites, jeudi 18 janvier



Aujourd'hui un peu journée à thème, je dois avouer :


- matin :  Nawak : capture du "couché" au clicker. Comprend tout de suite. Rapide et jolie posture en sphynx.
Fast : travail des transitions. Bon travail. Fast est appliqué et rapide mais dans l'émotion (salive bcp).

- midi en rentrant du travail, les chiens ont besoin de bouger. Mais repos suite séance ostéo. Donc séance dans le jardin.
Nawak : introduction commande couché.
Puis pour les 2 : shaping de passage entre deux verticaux sur chaise puis table puis montants de haie d'agility. Bien les deux. Première fois que Nawak voit les montants de haie : elle généralise sans pb, elle est autonome, rapide, contente. Pb pour trouver les récompenses dans l'herbe : utiliser des couvercles de seaux ? Mais je suis déjà loin des montants donc diffcile à viser. A voir. Commencer à utiliser jouet ?

- promenade en "ville". Magnifiques magnifiques décrochages dès qu'elle entend son nom. Très concentrée sur moi à la moindre demande. Elle lache deux fois des saloperies pour revenir à moi à l'appel. Cool en laisse. Un peu peur au bord des grands axes, pas de souci quand les voitures roulent lentement mais inquiète quand elles roulent vite. Peut etre en raison du bruit de l'eau sous les roues car il pleut. Proposition d'interaction avec divers supports, habitude sans doute prise au club. J'encourage et jolis 2on2off sur marches et trottoirs. Rien trouvé à sa taille pour pivot pattes avant, grrr, Nawak est trop petite ! Emmener une petite cible ? Tentative de 2on2off sur muret de sa taille, d'ou un quasi-handstand, surprise, je leurre pour stopper et récompense. Je n'encouragerai pas mais belle belle surprise qui me prouve qu'elle est sacrément adroite et musclée pour son age. Très bon comportement avec humains, ignore ou veut faire la fete, se refixe si rappelée. Je suis aux anges.

- repas du soir (cf vidéo) : Nawak utilisation de la commande couchée à laquelle elle répond bien, cool, à bien coolifier encore avant d'exporter en extérieur mais déjà petit chien très content de faire et très tonique. Pendant travail de Fast, sage en cage, pas totalement calme, très attentive, mais bouge peu et silencieuse. Bravo car je fais bouger Fast.
Fast comme souvent quand il travaille le soir, il est excité, malgré tout il parvient à ne pas interférer avec le travail de l'autre chien. Mais très envie. Séance dynamique, travail de tenue de position avec lancer de nourriture (y compris entre pattes avant), leurre sous le nez etc. Fast excellent, pas d'erreurs du tout. Puis travail des transitions avec nourriture à terre devant + leurre contradictoire avec la commande. Excellent job de mon excellent chien, mais encore quelques erreurs, à consolider. Les transitions en présence de bouffe c'est du travail déjà avancé en ob, bravo bébé chien. Champion.

Idées

- le  matin après balade toujours séance de jeu dans le jardin pour les 3 adultes : faire mini séance de travail sur obstacles ? Je devrais me lever plus tot pour etre avec Guillaume mais ce serait très profitable.

- me trouver un truc pour tenir mon téléphone et filmer des trucs quand je suis seule aussi ?

- attention autocontroles sur portes et conteneurs, Nawak régresse un peu, retrouve vite les bons réflexes toutefois si humain rigoureux.

- attention Nawak perd dents avec un peu d'avance, parfois mal + éternuements quand jeux de tugs, mollo pour ne pas pourrir le boulot sur les jouets.


jeudi 11 janvier 2018

C'est encore Noël !




Koda et Iorek n'ont pas eu la chance d'être adoptés, mais ils ont une fois de plus été couverts de cadeaux ! Cette fois-ci par Mathilde, une autre famille d'accueil de l'association.



Dans le colis des petits chanceux : un nid en herbes tressées à plusieurs entrées, une balle en brindilles tressées, un énooooorme fagot de brindilles naturelles trop cool, un sac d'épis de dari roux, et un petit assortiment de leurs friandises favorites : des fleurs et des graines de courge.


Ils auront même le droit de jouer avec le carton et les papiers d'emballage !



Les gerbilles ne demandent presque aucun entretien ménager car ils sont à peine salissants et ne sentent vraiment rien ; en revanche, l'enrichissement de l'habitat au quotidien, c'est du boulot. Alors  ce genre d'aide est toujours bienvenue.


En attendant leur adoption que nous souhaitons prochaine (ils détiennent le record de temps passé ici en famille d'accueil avec 10 mois déjà au compteur), les deux chenapans font honneur à leurs cadeaux !

Pour adopter, devenir famille d'accueil ou en savoir plus sur les NAC :
http://www.aubazardesnac.com/

mercredi 10 janvier 2018

L'eutha de 18 h 30

Le téléphone.
La voix lourde de larmes.
On s'arrange pour ce soir.
On s'arrange toujours.
Parce qu'on ne fait pas attendre quelqu'un chez lui en face de son chien une fois qu'il a décidé.
La porte qui s'ouvre sur la nuit du dehors.
Bonsoir.
Le chemin de croix jusqu'à la salle de consultation.
Un pas.
Un autre.
La tête si pesante qu'elle touche presque terre.
La porte se referme.
La cliente. Seule.
La laisse à la main.
Sa fuite, sa fuite éperdue loin des mains professionnelles, loin du lieu d'amour et de mort.
Carrelage blanc.
Néons tristes.
Cadavre paisible.
C'est si petit, un grand chien, lorsqu'il ne lui reste que le strict nécessaire à la vie.
Ca se réduit à pas grand'chose.
Un corps fragile, de longues pattes grêles autour de la cage thoracique hérissée.
Et toujours une bonne grosse tête de boxer.
Sac plastique.
Marqueur.
Etiquette.
C'est si lourd, un  chien squelettique, quand on s'attendrait à ce qu'il ne pèse plus rien.
Le dernier simulacre de câlin.
Clés.
Froid.
Congélateur.
Noir.




lundi 8 janvier 2018

Rhinos



Pour Noël, j'ai eu entre autres merveilles le livre portfolio du concours "Wildlife Photographer of the year" 2017.

Vous pouvez voir les photographies en lice cette année sur le site officiel du concours : http://www.nhm.ac.uk/visit/wpy/gallery/2017/index.html

La photo gagnante a été prise cette année par le photoreporter Brent Stirton. Je mets quelques vignettes ici, mais je vous invite surtout à aller admirer, sur son site, l'esthétique saisissante mise au service d'un travail d'investigation mené aux quatre coins de la planète : le projet "Rhino Wars II"

Je l'avoue, je ne connaissais pas réellement cette problématique, je savais simplement que les rhinocéros africains étaient soumis à une pression de braconnage énorme. Et puis, il y a eu cette histoire récente d'un rhino tué pour sa corne dans un parc français. Mais le sujet ne m'attirait pas plus que ça. C'est vraiment cette photo qui m'a troublée et incitée à me pencher sur le sujet.


Le braconnage des rhinocéros en Afrique a augmenté de 9 000 % en 10 ans. Non, je n'ai pas fait d'erreur dans l'utilisation de la touche "0". En cause : l'attrait pour la corne employée traditionnellement comme médicament, principalement au Viet-Nam, dans une moindre mesure en Chine et en Thaïlande.


Avec l'élévation du niveau de vie dans ces pays, les classes moyennes ont désormais accès à ce médicament "de luxe" employé entre autres pour guérir les troubles urinaires, rénaux, et même les cancers, mais dont l'efficacité n'a jamais pu être démontrée...La demande est extrêmement forte et a suscité un trafic hyperorganisé et très lucratif.



Récemment, cet homme qui pose devant des trophées et son associé, des Sud-Africains, ont obtenu la légalisation du commerce de corne de rhinocéros en interne, en Afrique du Sud :


Ils soutiennent qu'élever les rhinocéros dans des fermes pour prélever leurs cornes, qui repoussent ensuite, et répondre ainsi légalement à la demande, serait la solution idéale au braconnage et aux massacres sauvages... Les associations de protection rétorquent que cela stimule la demande en la légitimant. La vraie solution réside plutôt dans le combat contre l'ignorance. En outre, ce commerce légal permet évidemment le blanchiment de cornes issues du braconnage, qui génère la mort de plus d'un millier de rhinocéros par an, rien qu'en Afrique du Sud...





Cette photo de Brent Stirton a été très diffusée sur les réseaux sociaux. On y voit Soudan, un des trois derniers rhinocéros blancs du Nord. Cette sous-espèce est aujourd'hui considérée comme définitivement éteinte, car le reliquat de population et d'ADN disponible en labo ne permettra pas de reconstituer des populations saines, en raison d'une trop grande consanguinité.

En Afrique, on trouve d'autres sous-espèces de rhinocéros blancs. Cette espèce, considérée comme éteinte au 19e siècle, a pu être sauvée grâce à une petite population de 100 animaux qui ont fait l'objet d'un plan de protection drastique. Aujourd'hui, ils sont 20 000 ! De quoi garder espoir pour l'autre espèce de rhino africain, le rhinocéros noir, le plus braconné : eux ne sont que 4 000 environ et leur situation est critique...

Les deux hommes armés visibles sur la photo sont des grade-chasses. Leur attirail peut paraître impressionnant, mais il faut savoir que les braconniers, travaillant pour des réseaux organisés à l'échelle mondiale, sont équipés d'hélicoptères, de capteurs à infrarouges et d'armes de pointe. A l'heure actuelle, une véritable course à l'armement se joue entre gardes et braconniers. On peut donc bien parler de "rhino war".





Les braconniers utilisent souvent des fléchettes anesthésiantes pour éviter le bruit des armes à feu qui pourraient les faire repérer. Ils tronçonnent les cornes sur les animaux vivants. Sur cette photo, Hope, une femelle rhino qui a bénéficié de plus d'un an de chirurgies réparatrices et de soins intensifs dans un centre de soin. Hope a fini par se remettre de sa blessure, mais une maladie l'a emportée.





Pour les petits des femelles abattues par les braconniers, c'est la mort assurée car ils sont incapables de se défendre contre les prédateurs. Ce bébé a été attaqué et blessé par des hyènes, mais une équipe l'a recueilli à temps. Les bébés rhino qui voient leur mère se faire tuer souffrent ensuite de graves troubles psychologiques. Normalement, les mères prennent soin d'eux jusqu'à ce qu'ils aient trois ans. Le lien d'attachement entre la mère et son petit est très fort dans l'espèce.



Actuellement, la lutte pour sauver les rhinocéros africains passe par ces axes (je ne parle pas des rhinocéros asiatiques, les problématiques sont autres et concernent surtout l'espace, je ne connais pas vraiment la question) :

- informer au maximum les populations consommatrices de corne pour tarir la demande

- équiper correctement les gardes pour qu'ils soient efficaces face aux braconniers

- compter sur les autorités pour mettre en place les dispositifs légaux, policiers et judiciaires nécessaires au démantèlement des trafics.

Alors, évidemment, nous les Européens, on ne se sent pas forcément super concernés, et on ne peut pas faire grand'chose au quotidien. Mais bon. Je vous donne quand même le lien vers le dossier du WWF, si vous voulez en savoir plus : https://www.wwf.fr/especes-prioritaires/rhinoceros

Et puis quand même, pour donner un petit coup de pouce en se faisant plaisir ou en offrant un cadeau original et sympa à un enfant amateur, la jolie peluche rhino proposée par leur boutique : https://boutique.wwf.fr/peluches/783-rhinoceros.html?utm_source=site_wwf&utm_medium=cta&utm_content=rhinoceros



dimanche 7 janvier 2018

Trois mois : le petit chiot



Nawak a eu trois mois le 26 décembre.

Les fêtes se sont bien passées, et ont été l'occasion d'avancées majeures. Nous sommes beaucoup allés à Lyon, Nawak a accepté de dormir dans le sherpa sous la table pendant le réveillon de Noël. Je l'emmène au club quand je vais entraîner Mugen, elle est très sage en voiture toujours dans le sherpa. Elle accepte d'y rester globalement calme dans la voiture, pendant que je m'occupe de Mugen, moyennant un jouet d'occupation rempli de croquettes. Donc, vraiment d'énormes progrès.

En revanche, elle n'accepte pas vraiment la cage à la maison. Elle l'a à disposition et y va spontanément pour ranger ses trésors ou ronger un truc à l'abri de la convoitise des adultes, mais elle ne veut vraiment pas y dormir et manifeste bruyamment sa désapprobation si on la ferme. Nous continuons de travailler.


Elle a beaucoup grandi et forci. Enfin, elle a surtout de très grandes pattes et de très grandes oreilles. Elle est de plus en plus adroite et active, très à l'aise en extérieur. Ses deux occupations principales sont désormais : treuser des trous et courir crès crès vite. J'aime beaucoup son évolution physique. Elle est hyper svelte et musclée.  Avec son pelage très court, lisse et brillant, on voit jouer tous les muscles sous la peau dès qu'elle bouge. Et la lumière se reflète sur elle : au soleil, elle scintille comme de l'argent. Je suis sûre qu'elle sera magnifique. 


Fast commence à l'inviter à jouer en balade, mais elle est trop intimidée pour l'instant. Ca se passe exactement comme avec Mugen : je pense que d'ici quelques mois, ils seront très complices. Metis accepte également de jouer avec elle désormais, dans le jardin, à condition que Nawak se contente de courir et n'essaie pas de se bagarrer. Avec Mugen, les jeux sont vraiment plus brutaux et nous interrompons parfois la partie, d'autant que Nawak commence à courir vraiment vite et lui donne parfois du fil à retordre, ce qui fait vite monter l'excitation trop haut pour deux chiots. Mais dans l'ensemble, tout se passe bien. Nawak se comporte de mieux en mieux avec les chats, elle s'y intéresse moins, elle comprend de mieux en mieux leurs signaux et ne les malmène plus.



Nous avons eu des amis ce week end, et Nawak s'est globalement bien comporté. En particulier, suite à une conférence Relax Max sur la façon de renforcer le calme, je visualise beaucoup mieux comment m'y prendre pour l'accoutumer à la cage. Nous avons fait quelques courtes séances et les progrès sont déjà là. J'espère qu'elle sera aussi cool le week end prochain, où une autre amie vient nous rendre visite avec ses deux chiennes. Mais je suis surtout impatiente d'y être  :)

Nous avons beaucoup de chance d'être si bien entourés et de recevoir toutes ces visites, toute cette affection. Je pense que les chiens aussi le ressentent et en bénéficient : quand les humains s'aiment, leurs chiens sont heureux.


Ce matin, Nawak m'a accompagnée pour emmener Kinaï à son adoptante à la gare de la Part-Dieu. Je n'ai pas pu prendre Fast avec moi, parce que je devais aussi amener à mon frère un habitat et des accessoires pour un de ses hamsters, et que la voiture était pleine. Mais le sherpa de Nawak trouve facilement une place, et j'essaie de lui faire vivre un maximum d'expériences tant qu'elle est bébé. Pour la première fois, elle n'a pas une seule fois gémi de tout le trajet, même pas les cinq minutes traditionnelles. En ville, elle a été formidable : j'étais hyper chargée, nous avons dû marcher jusqu'à la gare sans que je puisse vraiment avoir de contact avec elle autrement qu'à la voix et à la laisse. Mais elle s'est montrée aussi facile que Fast, ne manifestant ni crainte ni excitation, trottinant avec assurance à côté de moi. Elle était juste contente d'être là et de m'accompagner. Pourtant, il y avait plein de voitures, des travaux, des tas de trottinettes et même des vélos, et d'autres chiens. J'ai quand même eu un petit pincement au moment d'envoyer le traditionnel texto de signes distinctifs "je suis là avec Kinaï, j'ai une grosse écharpe et un grand chien jaune"...Oui mais non, cette fois il s'agit d'un petit chien noir... Fast m'a tant accompagnée dans toutes ces remises de nimos à leurs adoptants, des moments qu'il sait si bien rendre plus doux qu'amers... Finalement, je n'ai pas envoyé le texto. 


Nawak a ensuite été super chez mes parents, elle a fait la connaissance de la chienne de leur voisine. Elle n'est jamais très rassurée au premier abord avec les chiens inconnus, mais elle se ressaisit vite. Et puis, je m'inquiète trop au moindre signe de peur : après tout, ce n'est pas un drame qu'elle ait peur parfois, d'autant que ça ne vire pas à la panique, c'est plutôt de la curiosité inquiète. Elle sait qu'elle peut compter sur moi. Je vais tâcher de faire attention car je ne voudrais pas lui communiquer mon propre stress. Au retour, elle a gémi un tout petit peu et s'est presque aussitôt endormie dans le sherpa. C'était une très bonne sortie.


Nous continuons également de travailler le rappel dans toutes les situations du quotidien, dans la maison et en balade, et ça se passe super bien. Pour le moment, nous nous entendons à merveille. Nous avons tellement confiance en elle que nous l'emmenons en balade nocturne à la frontale avec les chiens adultes, des moments incontournables de notre vie familiale. Ca peut paraître pas très fun, mais ça fait un bien fou de marcher après une journée bien remplie, rien que nous, et de se raconter nos journées passées, d'organiser celles qui arrivent, tandis que la petite meute s'ébat silencieusement autour de nous dans la nature. 


Voici quelques vidéos, malheureusement je n'en ai pas de travail à l'extérieur. J'ai démarré des séances au club et en balade (en ville et à la campagne) mais je suis seule avec les chiens lorsqu'il fait jour en ce moment, la plupart du temps. 



Voici notre CTQV avec l'inamovible Gredin, le meilleur copain de Nawak, qui traîne beaucoup autour d'elle lorsque nous jouons ou travaillons. Le CTQV est très bon. Nawak le généralise assez bien à d'autres situations, et c'est avec ça qu'elle a appris à ne pas se ruer dans toute porte ouverte mais à attendre qu'on l'invite à nous suivre, et aussi à ne pas nous sauter dessus. Elle comprend très rapidement les comportements alternatifs les plus gratifiants.




Là, c'était quand j'introduisais la commande du 2on2off. J'ai l'affreuse certitude qu'il y a probablement une façon de faire ça beaucoup plus efficace et rapide, mais je ne la connais pas : je me suis toujours contentée de répéter la commande avec l'air le plus heureux et benêt du monde quand le chien proposait. Pour le moment, ça a fonctionné avec les petits chiens, mais bon. C'est super con quand même que je ne puisse pas suivre le stage de clicker de Yannick Thoulon le mois prochain :-/

Enfin bref, je ne commence à introduire la commande qu'une fois la généralisation en bonne voie. En l'occurrence, Nawak proposait déjà sur les marches dans le jardin, chez mes parents, et au club, et sur divers supports : planches, boîtes en cartons, marches, le bout de la passerelle, le skate board, les sacs pour tenir les tunnels. C'est aussi un des exercices de Relax Max, on l'a pratiqué à l'Ecole des chiots, et de toute façon, je le fais toujours avec les chiots : les faire interagir avec toutes sortes d'objets, de toutes les façons possibles, en escaladant, sautant, rampant, piétinant, grattant... Nawak adore faire ça, elle s'invente ses propres aventures (sauter dans les pots de fleurs, marcher sur les bâches mouillées, jouer les équilibristes sur le muret et ainsi de suite) même quand je ne suis pas disponible pour le lui proposer. Elle est très à l'aise physiquement, adroite et sûre d'elle. 

Donc là, depuis cette vidéo, la commande "fais ta zone" est assez bien acquise et le "ok" fait sens (le "ok" je l'utilise aussi avec la cage, la gamelle, la descente de voiture etc etc donc elle a vite capté l'idée).



Voici un essuie-glace (à un moment donné, je tente de donner à la main comme si je refocalisais, mais ça ressemble trop pour elle à un CTQV donc elle hésite à prendre... Désormais je fais vraiment gaffe à dire un mot de "validation" pour éviter ça, mais le contexte prête rarement à confusion). Nous avons exporté l'essuie-glace partout où nous pouvions. Nawak excelle à ce jeu. Elle l'a bien généralisé aussi et est donc capable de travailler sur de la bouffe au sol sans se laisser distraire (ou très peu), pratique avec un petit chien très porté sur les odeurs. En ce moment, le travail de marche au pied est pas évident (elle laisse tomber des tas de récompenses, pas facile de travailler courbée surtout quand elle est à main gauche) et je suis contente qu'elle ne parte pas faire autre chose dès que de la bouffe est au sol autour de nous.



Voici un exercice de préparation à la chaussette, proposé dans le cadre de Planète Agility. Nawak ne va pas très vite car le sol est glissant (j'aurais dû installer des dalles mais j'avais un énorme retard sur son repas et elle mourait de faim, j'ai zappé). J'ai choisi exprès un plaid lourd qu'elle doive vraiment soulever. C'était la première séance avec le plaid et j'aime comme elle est déjà à l'aise et autonome. En tout, sur cet exercice, c'était donc la 5e séance, nous avons déjà modifié les objets, les lieux, les positions, avant d'ajouter la difficulté du tissu à soulever. Je suis trop fière de mon tout petit bout de chou qui apprend si vite et si bien, déjà bien autonome, très joyeuse, mon petit bout de bonheur à moi :-)



En dehors de ça, nous travaillons donc toujours des séances collectives avec les chiens adultes et Nawak en cage porte ouverte. Nous augmentons graduellement le niveau de stimulation avec des tricks qui font vraiment bouger les grands chiens et Nawak continue d'exercer ses capacités d'auto-contrôle.

Nous faisons beaucoup de choses concernant la laisse et le harnais, je veux que Nawak "cède à la laisse" comme Fast et soit aussi cool et calme que lui lorsqu'elle est attachée. Je l'habitue aux tensions, à se focaliser sur moi aussi bien quand elle est attachée que détachée, etc. Nous avons aussi fait quelques séances sur la focalisation en mouvement. J'ai très peu besoin de travailler ces sujets car Nawak est pour l'instant très peu sensible tactilement, très à l'aise avec la laisse et la marche en laisse y compris dans les gares et les rues lyonnaises, et elle se focalise facilement et efficacement sur moi. J'ai de la chance, charge pour moi d'entretenir.

Le programme Relax Max me plait beaucoup, il me donne un cadre et des directions de travail auxquels j'adhère totalement. Nous avons eu 3 autres conférences, consacrées à la relation, aux autocontrôles et au calme. Si les deux premières n'ont pas été riches en nouveautés pour moi (grâce à Fast, j'avais déjà beaucoup approfondi tout ce qui concerne la relation et les autocontrôles), la troisième en revanche a été une vraie petite révélation, modifiant complètement mon approche précédente.

Voilà : nous continuons notre route. Moins de deux mois que nous nous connaissons avec Nawak, et déjà tellement de découvertes. Et de la joie, du bonheur, tous les jours. Merci Miniwak, merci MiniMu, merci mon Fast et ma Metis, merci à tous les humains qui nous entourent et nous aident :-)







jeudi 4 janvier 2018

Trois mois : l'humaine




Nawak a eu trois mois le 26 décembre et nous avons changé d'année civile. L'occasion pour moi de prendre trois bonnes résolutions pour 2018, trois résolutions qui m'aideront, je l'espère, à atteindre les objectifs personnels définis au début de l'aventure "Nawak".

D'abord : tenir bon. Ne jamais, jamais s'arrêter de faire, même si ça doit être à travers des larmes de peur et de fatigue. Se lever, parfois c'est facile et parfois non, et puis faire son chemin au travers de la journée. Des 365 journées.

Ensuite : utiliser l'énergie pour ceux qui comptent. Encore faut-il savoir qui ils sont : en cas de doute, faire appel au principe du quotidien et au principe de réciprocité.