mercredi 21 juin 2017

Ouf.



Aujourd'hui, journée de tous les périls.

7 h : le réveil me tire à la force des poignets d'une brume de sommeil épaisse comme de la purée de poix. Guillaume n'était pas là, Fast a mal dormi, ce qui implique que j'ai moi aussi mal dormi. Longtemps que je ne l' avais pas vu aussi stressé (à 3 h 30 du matin, en désespoir de cause, j'ai fini par exhumer son kennel relégué au garage depuis presque un an, et pouvoir s'y réfugier l'a calmé ; bon, si on reste sur un rythme d'une crise de cette envergure par an, c'est vivable).

8 h : je prends la route avec Max à côté de moi et Mugen dans le coffre, direction mon travail. J'ai le temps de croiser Guillaume dans la véranda avant qu'il parte se coucher.

9 h : Mugen a été anesthésiée et s'est endormie comme une souche dans mes bras en quelques minutes. Max patiente tranquillement au chenil. Sur la vision rassurante de ma petite chienne ficelée, ventre rasé en l'air, sur la table de chirurgie, je quitte les lieux (oui, c'est rassurant. Voir son chiot qui dort comme un bébé dans les mains d'un virtuose de la chirurgie, c'est hyper rassurant ! Boss, je vous aime).

9 h 30 : je débarque au club canin où ont lieu cette semaine des cours de formation pour de futurs éducateurs canins. Notre président a envoyé un email pour nous en prévenir, ajoutant que "les chiens des adhérents ayant un petit bagage en agility étaient les bienvenus". L'occasion est trop belle pour moi de travailler sur ma timidité. La prudence me pousse à y aller sans mes chiens dans un premier temps ("Lisa Nimale Audace et Témérité Bonjour !"), je ne peux donc même pas me cacher derrière eux. Je me présente au groupe, le formateur me met vite à l'aise, et c'est parti. Les élèves éducateurs donnent à tour de rôle des leçons sur les obstacles d'agility à une équipe chien-conducteur, sous la houlette du formateur. En fait, les intervenants ne pratiquent pas eux-mêmes l'agility, donc le niveau n'est pas celui escompté. En revanche, c'est précis, structuré, pertinent, et en même temps ça déborde d'émotion : celles du chien, celles du conducteur, celles de l'élève en formation, elles sont toutes mises en exergue et valorisées. Les connaissances en matière de cognition et de techniques d'apprentissage sont très approfondies et très utilement mises en application. Je suis vite captivée.

Je demande si je peux amener mes chiens l'après-midi, non pas pour travailler des enchaînements, ce qui me semble hors-sujet au vu de ce que je vois, mais pour travailler des problématiques hyper précises : autonomie dans le slalom pour Metis, connexion pour Fast.

10 h : ma collègue m'envoie un texto : Mugen sort de chirurgie. Max y entre.

10 h 30 : ma collègue m'envoie un texto : Max et Mugen se réveillent. Tout va bien.

12 h 30 : au cours du déjeuner, je raconte ma matinée à Guillaume. Enthousiasmé, il décide de nous accompagner au club. Avant de repartir, un crochet par la boîte aux lettres me donne une deuxième raison de sourire bêtement. Il est arrivé. Il est énorme, dépourvu de la moindre image, il promet de m'occuper un moment :




16 h : les petits chiens se sont détendus, ont fait la sieste, nous les rafraichissons à l'aide de serviettes humides sur eux et sur les cages. C'est au tour de Guillaume de passer avec un apprenti éducateur (pendant ce temps, pour ne pas en perdre une miette, je fais travailler Fast à l'ombre à proximité du terrain : il est particulièrement réactif en ce moment, je clique les comportements calmes et amicaux envers tous ces humains qu'il n'a jamais vu de sa vie). La séance avec Metis est très intéressante. Les élèves voient un chien chevronné dans le slalom, ils ont l'occasion de travailler sur des problématiques nouvelles : non pas la découverte ou l'apprentissage des obstacles, mais le travail de précision et d'auto-contrôle sur une chienne très vive et excitée. De leur côté, Guillaume et Metis atteignent, à l'issue de la séance, un niveau d'autonomie inédit pour eux. Ok, vous allez me dire : ce n'était pas un contexte très excitant ni stressant, de type concours. Mais quand même : ça prouve que c'est possible ! Et c'était un super chouette moment de dialogue et de partage. Je crois que tout le monde a beaucoup appris de l'expérience des autres !

16 h 15 : pendant le passage de Guillaume, j'ai reçu un nouveau texto. Nous pouvons aller chercher Max et Mugen. J'explique donc que je ne pourrais pas faire passer Fast, à regret. Nous remercions chaleureusement l'équipe, qui nous invite à revenir le lendemain.

17 H 30 : nous sommes installés chez nous avec le bon nombre de chiens et de chats. Tout le monde va bien. La soirée peut commencer.

2 commentaires:

  1. Super récit qui fait envie. Bravo Lisa, tu sais toujours faire partager les moments que vous vivez avec vos loulous et autres petites bêtes et c'est un bon moment que de te lire.
    Gros câlins à ma tite Mugen et au plaisir de se revoir.
    Bisous.
    Catherine & Co

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    1. Bonjour Catherine et merci de ton petit mot gentil ! Peut-être que ça me remotivera pour raconter à nouveau nos aventures ! On se voit très bientôt et je suis impatiente ! Guillaume et Mugen aussi 😄

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