lundi 13 février 2017

La joie d'avoir des jambes




Voilà l'état de Metis à la fin de notre sortie de ce matin : hyper crade et hyper contente. Malheureusement, les photos rendent mal et c'est un souci que j'ai avec Metis : quand le temps est couvert et que je règle l'appareil pour avoir un max de luminosité, ça crame son blanc et  c'est raté. Je vais continuer de m'entraîner :)

Donc elle m'a refait le coup de vendredi. J'aurais préféré que ce soit du klough, mais non non, c'est bien de la merde, de type très collante mais peu couvrante. Je penche donc pour de la merde de carnivore. Parce que, si c'avait été du lisier ou de la bouse, Metis serait revenue trempée, et aurait dégouliné dans tout le coffre. Elémentaire, mon cher Watson. Je m'estime donc hyper chanceuse !

J'ai chaudement félicité Fast qui a courageusement accepté de prendre place auprès de la puante, alors que clairement ça lui filait des hauts le coeur.



Mais c'était une très chouette sortie. Pour la première fois depuis des semaines, je ne portais qu'un seul pantalon et qu'un seul Tshirt. J'avais enfilé une veste, mais c'était de trop. Comme on se sent léger ! Il n'y avait pas de soleil mais il faisait sec, au moins. Et pas trop froid. Parfait.

Je pense souvent quand je cours à ma chance d'avoir des jambes fonctionnelles. Combien je suis chanceuse, combien je dois à tout prix en profiter. Ce ne sera pas toujours ainsi, pas toute ma vie. Il y a même des personnes qui ne connaissent jamais, jamais ce privilège. Je n'y pense pas assez souvent dans mon quotidien, et courir me sert (entre autres) à profiter pleinement de ce plaisir trop sous-estimé !



Et, oui, je sais que pour certains, c'est de la philo à la petite semaine, mais je vous assure que ça m'aide vraiment à relativiser pas mal de choses. Je ne suis pas un exemple de réussite sociale, je n'ai pas un travail prestigieux et je ne suis pas une beauté, mais mon corps, il est à moi, et il est génial de fonctionner aussi bien et de me permettre ces beaux moments avec mes petits chiens !

Comme quoi, la réussite d'une sortie ne se mesure pas avec des chiffres  :)
Je n'ai même pas de gadgets qui me permettraient de connaître les distances parcourues et de calculer les vitesses. Mais si j'en crois les panneaux indicateurs et ma montre, nous faisons aujourd'hui les 8 km en 40 minutes et nous parvenons dans l'ensemble à progresser en grapillant quelques secondes qui se transforment en minutes au fil des semaines (c'était une bonne idée de raccourcir les sorties). Alors, vous voyez que je suis plutôt tortue que lièvre... et pourtant, je suis tellement heureuse et fière que j'en parle même sur un blog !

Mais c'est ça qui compte à mes yeux : voir d'où je viens et où je suis maintenant. Mon maintenant me remplit de joie et de fierté. Bien sûr, il peut faire l'objet de mépris, si on le compare au maintenant des autres. Mais je ne veux pas le mépriser ; éventuellement, j'accepte de rire de mon petit maintenant, mais sans méchanceté ou mépris. Ce petit maintenant est précieux, je le choie, car je m'appuie sur lui pour continuer la route. Qui sait où je me trouverais demain ? Et tout ça grâce à mon petit maintenant.

Alors, voilà : s' il vous arrive de tourner en ridicule votre maintenant à vous, de le brutaliser ou de lui interdire d'exister, parce qu'il vous fait honte, parce que le maintenant des autres est tellement mieux que lui, rappelez-vous qu'il est votre seul allié pour atteindre demain.

Bon, je viens de vous exposer ma façon à moi de concevoir la performance. Mes performances ne se mesurent pas sur des chronomètres et des applis. Elles se racontent en sensations et en émotions !


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