dimanche 29 janvier 2017

La place pour être

Aujourd'hui a eu lieu notre petit concours annuel d'agility interne au club. J'y ai participé en tant que secrétaire, Guillaume et Metis en tant que concurrents, et Fast et Mugen en tant que supporters.

Comme toujours, l'ambiance et les sourires étaient de la partie, malgré une fréquentation en baisse cette année. Sur le terrain, les yeux rivés sur mon juge préféré toute la journée, je ne pensais pas avoir l'occasion de me faire des souvenirs. La gentillesse de Sophie, qui m'a remplacée en début de matinée, m'a permis d'emmener les chiens faire un bon tour, et ensuite de filmer le premier parcours de Metis et Guillaume :



(désolée pour la qualité, prise au téléphone et bidouillée pour la retourner !)

Nos deux canards boiteux sont en pleine possession de leurs moyens en ce moment !  Par précaution, Metis saute en A, mais je pense que c'est excessif, car je ne me souviens plus du tout de son dernier épisode de boiterie tellement ça remonte. Guillaume a eu un épisode douloureux récemment, mais en ce moment, ça va plutôt pas mal. Je les ai trouvés TOP (froide objectivité, bonjour) : Metis très à l'écoute, Guillaume bien en contrôle quoi qu'on le sente toujours plutôt fébrile :)

Bref, je me suis fait très plaisir à les voir évoluer sur trois parcours bien réussis. De mon côté, j'ai passé une chouette journée au soleil avec des amis, j'ai revu ma chère Clélia, Jérôme m'a montré les parents de ses futurs bébés cockers, Christèle m'a donné des oeufs durs, la salade d'Anabelle était une tuerie... Trop bien, quoi !

Mais vous savez ce que j'ai préféré ? Me lever en même temps que Guillaume ce matin. Préparer un sac commun avec les affaires de nos chiens. Détendre Metis pour lui avant son passage (même s'il y a eu un petit malentendu sur l'horaire, et que j'ai dû courir comme une dératée la lui rendre ! Bof, c'est pas comme si je n'aimais pas ça !). Partir avec nos chiens, pour une balade amoureuse à l'heure du déjeuner. Le voir avec Fast, flâner et rire avec ses amis, pendant mon astreinte sur le terrain. Rentrer chez nous le soir, dans notre voiture, avec Metis, Fast et Mugen. Quelle chance, mon dieu, quelle incroyable chance de vivre ça. Rien que pouvoir dire : "nos chiens". Partager ça.

Alors, je crois que j'ai la réponse à la question que je me posais hier. Dans quel groupe avons-nous vraiment notre place, Fast et moi ? Ma place pour être, c'est nous ensemble. Avec nos boiteries, nos inquiétudes, nos espoirs, et nos chiens.

Ce qui vous apparaît probablement comme du lyrisme ridicule s'avère en fait la solution concrète la plus adaptée à mon dilemme : ça voudrait dire que je réintègre le groupe des compétiteurs pour le samedi (quand Guillaume s'occupe de Mugen, et que nous ne pouvons de toutes façons pas être ensemble) ; et que je reste avec mes copains du groupe 3, et ma Metis, et mon Guillaume, le dimanche matin, où justement les parcours sont pas mal techniques et stimulants pour moi, tout en demeurant accessibles et agréables pour un Fast déjà entraîné la veille. Cette configuration, qui serait idéale pour tout le monde, m'enthousiasme ! Comme quoi : il n'y a pas que dans les films Disney qu'il vaut mieux écouter son coeur. Reste à demander à mes gentils moniteurs s'ils accepteraient de fonctionner ainsi. A suivre !





2 commentaires:

  1. Ma chère Lisa !
    J'ai plaisir à lire régulièrement tes chroniques mais ce matin je suis enchanté ! Non pas que le sujet m'interpelle plus que les précédents : ton style est toujours aussi frais et je le savoure avec gourmandise.
    Mais aujourd'hui, à l'opposé de la mode, tu n'as pas écrit "plaisse tou bi" mais "la place pour être"... et rien que pour ça ma journée est ensoleillée ! Merci Lisa.

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    1. Mon cher Jean-Charles !
      D'abord, merci de tes compliments qui me vont toujours droit au coeur.
      Ensuite, je dois à l'honnêteté de te préciser que je dois cette excellente formule à un groupe de rap, les Casseurs Flowteurs. Leur chanson "Dans la place pour être" décrit exactement les circonstances de ma rencontre avec Guillaume et nos premières années ensemble.
      J'espère que tu ne seras pas choqué d'apprendre que j'aime certains rappeurs. Ils ne sont pas tous bons, mais lorsqu'ils le sont, ils jouent de notre langue sans la mutiler. A mes yeux, c'est le genre musical le plus littéraire, et de très loin. Je pense d'ailleurs qu'il m'influence beaucoup, et que je lui dois un certain côté agressif, incisif, et mon goût pour les jeux de sonorité.
      A très bientôt !

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